Ma question du jour : le Covid-19, un désastre psychologique ?
Un désastre concernant la santé mentale des Français semble s’installer progressivement, à la suite des décisions prises par le gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire.
Ainsi, nous tenterons de mettre en exergue les causes favorisant les répercussions psychologiques et psychiatriques de la crise du Covid-19, chez les adultes comme chez les jeunes.
Tout d’abord, entre confinements successifs et restrictions des libertés, le port du masque sur de longues durées, ou encore l’obligation vaccinale pour exercer une activité professionnelle, les contraintes ont été nombreuses. Par conséquent, il ne fait guère de doute que cette gestion a entraîné une hausse de l’anxiété, des états dépressifs, des troubles psychiatriques et, malheureusement, des suicides. En effet, ces symptômes et passages à l’acte résultent de plusieurs facteurs néfastes. Parmi eux, la peur omniprésente, la culpabilité largement diffusée par les médias, mais aussi la frustration et l’insécurité liées à une situation inédite pour notre génération.
La peur peut concerner sa propre santé ou celle de ses proches, l’avenir, ou encore le vaccin.
De plus, être assigné à résidence, privé de relations sociales et physiques, contraint de réorganiser ses priorités et son quotidien, ou encore de renoncer à des projets importants, constitue un ensemble de situations profondément déstabilisantes. Enfin, ce contexte anxiogène a fait ressurgir les fragilités préexistantes et a affaibli des personnes déjà en situation de stress.
En outre, les jeunes enfants et les adolescents ont été particulièrement touchés par cette crise. En effet, vivre dans une société de consommation de plus en plus individualiste et assistée ne permet pas à tous de développer les ressources psychiques nécessaires pour traverser des épreuves collectives majeures. Ainsi, de nombreux adolescents ont attenté à leur vie durant cette période. Parallèlement, les urgences psychiatriques ont vu leur fréquentation exploser pendant les confinements, un fait largement passé sous silence dans les médias de masse.
Or, nous savons que l’adolescence est une période de grande vulnérabilité psychique. C’est souvent à ce moment-là que des problématiques inconscientes émergent et peuvent évoluer rapidement vers des troubles psychiatriques.
Dès lors, où sont les soutiens pour accompagner les populations les plus exposées et fragiles ?
La pression scolaire, psycho-sociale et l’isolement, cumulés à des difficultés d’organisation au sein des établissements, n’ont fait qu’aggraver la situation.
Comment, en effet, demander à des adolescents de se concentrer durant des heures sur des programmes scolaires, coupés de leurs amis, alors même que le groupe et les relations sociales jouent un rôle fondamental dans leur développement ?
À cela s’est ajoutée une pression vaccinale que je qualifierais d’inhumaine pour des jeunes en bonne santé.
Par ailleurs, masquer des enfants dès l’âge de trois ans, en pleine phase d’apprentissage du langage, interroge profondément. L’importance du visage dans le développement et la communication est pourtant largement reconnue. Sans compter les maux de tête, les troubles du sommeil, les cauchemars, les décrochages scolaires et, plus grave encore, la culpabilité insufflée aux tout-petits lorsqu’on leur explique qu’ils seraient des « incubateurs » susceptibles de contaminer leurs aînés. Quelle misère.
De la même manière, laisser mourir seules des personnes âgées ou des patients en phase terminale, sans la présence de leurs proches, constitue une violence inouïe.
Culpabiliser les familles en leur faisant croire qu’ils représentent un danger pour leurs proches déjà gravement malades est profondément destructeur. Ces personnes continuent souvent à lutter uniquement pour ceux qu’ils aiment.
Par ailleurs, demander à des soignants d’assister à l’étouffement de patients, tout en se sentant impuissants face à des décisions de tri, laisse des traces psychiques durables.
De nombreux malades, terrorisés par le virus, ont également renoncé à se rendre à l’hôpital, parfois au prix de leur vie.
Autant de dommages collatéraux dont plus personne ne semble se soucier aujourd’hui. Pourtant, la souffrance et le traumatisme des familles demeurent profondément ancrés et favorisent l’émergence de pathologies à court et moyen terme.
Enfin, n’oublions pas la fracture sociale qui s’est accentuée avec la mise en place du passe sanitaire. Celui-ci a favorisé l’émergence de comportements agressifs et déviants entre personnes vaccinées et non vaccinées.
Espérons que les morts dûs à des problèmes de santé mentale post Covid ne soient pas supérieurs aux morts dûs aux virus.
Je réponds oui à la question Covid-19 : un désastre psychologique ?
Article : Covid-19 : un désastre psychologique ?
Alexandra HOUSSIN
